Accompagné d'un suisse, un français, un luxembourgeois (moienne), un allemand et un colombien, tous grands (très pratique), je prends les trains pour arriver à Osaka Namba.
Pas si vite! Déjà prendre le train c'est pas si facile; mais j'ai faim alors j'en parlerai plus tard.
Je pense que j'ai échappé de justesse à une crise d'épilepsie en arrivant à Osaka Namba: c'est grand, c'est haut, c'est musical, lumineux et coloré, y a des gens partout.
On marche un peu, en suivant ce qui savent, alternance entre rues à ciel ouvert et rues sous-terraines et on arrive enfin devant le resto.
Il faut s'inscrire sur une file d'attente et ... attendre. Dehors (mais dedans, la rue est couverte).
En parlant d'attente: la file d'attente semble un bon indicateur de la qualité du restorant.
Quand on nous ouvre on nous amène dans une petite salle avec table prête et on nous laisse commander. En fait on laisse commander Vincent (le français qui parle japonais) pour nous, j'ai eu le droit à version garlic de "jemettrailenomquandjemerappellerai".
La table est très vite remplie de nombreux plats ammenés par les serveuses souriantes qui laissent filer un flot de paroles hyper-rapides et enthousiastes à chaque fois, mais que je ne peux saisir. Même les gestes n'aident pas.
On commence par une sorte de chou. A manger aux baguettes. Puis du riz. A manger avec les baguettes. Puis Une sorte d'énorme boule de viande frite hachée à l'ail. A manger avec les baguettes. Et du thé. A manger avec les baguettes. J'ai très vite une crampe, mais c'est suffisamment bon pour que la douleur ne m'arrête pas. Le riz, le chou et le thé et resservi à volonté. C'était succulent. On part en remerçiant (j'ai essayé de les remercié plus que ce qu'ils nous remercient, mais c'est impossible).
Continue la visite d'Osaka, toujours plus grand, lumineux et fou. Les magasins ont des portes de 10 mètres de haut au moins, y a des salles de jeux dont on ne voit pas le fond, des salles de je ne sais pas quoi avec des lumières et trucs bizarres, des patisseries curieuses mais succulentes, des gens accoutrés d'étranges façons. Puis la fatique se rappelle à nous. On reprend les trains.
Ha oui, moment de panique au moment de prendre le billet: alors qu'à l'aller la machine a accepté gentiment de me vendre un billet, cette fois elle refuse obstinément.
J'ai beau la scruté de partout, les seuls indications sont en braille...
On m'apprend alors qu'il faut d'abord mettre de l'argent, et c'est ensuite que les boutons s'illuminent d'indications bienvenues. Ouf! Je peux prendre le train et rentrer tant bien que mal chez moi pour m'effondrer jusqu'au lendemain.
Plaisir de te savoir bien arrivé et en bonne compagnie !
RépondreSupprimerBeaucoup de plaisir et pense à me pinger lorsque tu repasseras en Suisse !!!
Jolie description... Ca m'a donné faim!
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